Une pétition lancée par une citoyenne de Coaticook demande à la Ville de mettre en place des brigadiers scolaires afin d’assurer la sécurité des enfants lors de leurs déplacements. Le maire de Coaticook souhaite plutôt miser sur l’éducation au partage de la route pour améliorer la sécurité des enfants et des piétons.
La pétition lancée par Noemy Caouette le 9 août a recueilli 98 signatures au moment d’écrire ces lignes. Avec un objectif initialement fixé à 100 signatures, il a ensuite été ajusté à 250.
«Nous sommes particulièrement préoccupés par la situation dans le secteur de l’hôpital, où plusieurs enfants doivent traverser la rue Child quotidiennement pour se rendre à l’école primaire, à l’école secondaire, au parc, à leurs activités de danse, de sport et à différents services», peut-on lire dans la pétition.
Les signataires considèrent que l’intersection de rues Child et St-Paul reste dangereuse malgré l’ajout de nouvelle signalisation. «Nous ne souhaitons pas attendre qu’un accident grave survienne avant d’agir. La sécurité de nos enfants doit être une priorité.»
Ainsi, la pétition somme la Ville de mettre en place des brigadiers scolaires aux traverses les plus à risque aux heures auxquelles les enfants arrivent à l’école et quittent après les classes.
Le maire réagit
En entrevue sur les ondes de CIGN FM mardi matin, le maire de Coaticook, Simon Madore a dit comprendre les inquiétudes soulevées. «On regarde tout ça. On veut rencontrer les directions d’écoles et les professeurs pour voir ce qui serait le mieux.»
Toutefois, l’embauche de brigadiers scolaires par la municipalité n’est pas la solution à privilégier selon lui. «Je pense que tout passe par l’éducation. Oui, un brigadier c’est très sécuritaire, mais je pense qu’au-delà de ça, un piéton, peu importe l’âge qu’il a, doit pouvoir traverser à des places sécuritaires. L’idée d’un brigadier, c’est correct, il va être là sur le temps des classes, mais je pense qu’un brigadier c’est un faux sentiment de sécurité […].»
Si la gestion de brigadiers semble simple, il s’agit d’un vrai casse-tête municipal pour M. Madore. «Comment on gère le brigadier? S’il nous appelle le matin et qu’il est malade, qui va aller faire le brigadier? Est-ce que c’est un employé municipal ou cette journée-là, le jeune ne pourra pas traverser la rue [parce que le brigadier n’est pas là]?», s’est questionné le maire.
«Si le comité scolaire peut le faire avec des parents, nous la Ville, on peut avancer de l’argent pour aider à payer les dossards ou même un peu de salaire, mais on voudrait que ce ne soit pas la municipalité qui prenne ça en charge, c’est beaucoup trop rapide [d’ici la rentrée scolaire]», a-t-il poursuivi.
Comme autre mesure pour assurer une meilleure sécurité des piétons, Simon Madore a évoqué la possibilité d’augmenter le prix des amendes. «Il faut partager la route et ça se fait autant du côté des automobilistes que des piétons. On va regarder avec la Sûreté du Québec pour renforcer les amendes des quelqu’un qui ne s’arrête pas au passage piéton. Est-ce qu’on peut mettre des amendes encore plus salées pour faire réfléchir les automobilistes? C’est tous ces dossiers-là qu’on doit regarder», a-t-il conclu.
