Après trois ans sans convention collective, les syndicats des paramédics sont parvenus à une entente de principe avec le gouvernement du Québec. Les paramédics peuvent ainsi prendre une pause des moyens de pression d’ici le vote.
À la suite d’un blitz de négociation mené du 20 au 25 juillet, les syndicats de paramédics affiliés à la CSN et le gouvernement du Québec sont finalement parvenus à une entente de principe après un an de grève et de moyens de pression de la part des syndiqués.
«C’est sûr que c’est un soulagement pour les paramédics, ça fait quand même un an qu’ils font des moyens de pression à tous les jours, expose le président du syndicat des paramédics de l’Estrie, Samuel Côté. Malheureusement, étant donné que c’est un service essentiel, les moyens de pression passent sous le radar. Il y en a qui ont l’impression de faire des moyens de pression un peu dans le vide.»
Pour l’instant, aucun détail sur l’entente n’a été dévoilé. On en saura davantage lorsque les membres en seront informés. ««Même nous on n’a pas accès au contenu encore. On attend d’avoir les détails. On espère commencer les tournées d’assemblée soit la semaine prochaine ou celle d’après. D’ici deux à trois semaines, tout le monde devrait avoir l’information», poursuit M. Côté.
Selon le président, les paramédics doivent jongler entre le fait de prodiguer des services essentiels à la population tout en essayant de se faire entendre auprès du gouvernement depuis le début de la grève en juillet 2025. M. Côté déplore le fait que le gouvernement ait attendu à la dernière minute avant la campagne électorale pour finalement régler le dossier des paramédics. «Ça aurait été bien qu’ils acceptent de négocier bien avant ça.»
