Pour Pierre-Alexandre Bigras, la vie est une succession d’expériences qui façonnent autant les individus que les communautés. Installé dans la MRC de Coaticook depuis deux ans avec sa conjointe et leurs trois enfants, il met aujourd’hui cette philosophie au service de l’accueil et de l’intégration des nouveaux arrivants.
Invité de l’émission Dans ma communauté, animée par Nadia Fortin, il a raconté un parcours marqué par les voyages, l’engagement communautaire et la découverte de différentes cultures.
Originaire du Québec, Pierre-Alexandre Bigras a vécu en Équateur, au Chili, au Mali et en Nouvelle-Écosse avant de choisir la région de Coaticook comme nouveau milieu de vie.
«Je vois la vie comme une série d’expériences qu’il faut vivre», résume-t-il.
Ces nombreux déménagements ont également influencé ses trois enfants, qui ont fréquenté des écoles dans plusieurs pays et appris à s’adapter à de nouveaux environnements, de nouvelles langues et de nouvelles cultures. Selon lui, cette réalité favorise une plus grande ouverture envers les autres et une meilleure capacité à accueillir la différence.

Accueillir comme il a été accueilli

À la MRC de Coaticook, Pierre-Alexandre Bigras participe notamment aux activités de la Brigade d’accueil auprès des personnes immigrantes. Une mission qui fait directement écho à son propre parcours.
Ayant lui-même été accueilli chaleureusement dans plusieurs communautés à travers le monde, il souhaite aujourd’hui offrir cette même expérience aux nouveaux arrivants.
«Quand on est allé à l’étranger, on a tellement été bien accueillis que c’est quelque chose que je veux redonner», explique-t-il.
Selon lui, quitter son pays représente un immense défi humain. Derrière chaque personne immigrante se cache une histoire de déracinement, de nouvelles habitudes à construire et parfois une carrière à recommencer.

Coaticook, un milieu qui lui ressemble

Après un passage à Montréal à son retour de la Nouvelle-Écosse, Pierre-Alexandre Bigras affirme avoir rapidement retrouvé à Coaticook le type de communauté qu’il recherchait.
Il apprécie particulièrement l’esprit d’entraide, les liens de proximité et le sentiment d’appartenance qui caractérisent la région.
«Les gens se parlent, se connaissent et prennent soin les uns des autres», observe-t-il.
Il voit d’ailleurs plusieurs similitudes entre la MRC de Coaticook et les communautés acadiennes où il a vécu, où les relations de voisinage occupent encore une place importante.