Assurer une plus grande autonomie alimentaire, voilà ce que souhaite faire le Centre d’action bénévole de la MRC de Coaticook (CAB) avec son nouveau projet Plateforme mobile de culture urbaine et distribution locale. 

Le CAB de la MRC de Coaticook a aménagé cet été un jardin à même son terrain pour pouvoir faire pousser ses propres légumes et fines herbes. Présentement, ce sont 12 variétés de plantes qui sont cultivées dans six gros bacs à jardinage et plusieurs petits bacs à fines herbes.

«C’est un projet qui est financé par le gouvernement fédéral, explique la responsable du projet et coordonnatrice des services alimentaires au CAB, Josée Thibault. C’est pour nous aider à cultiver nos propres légumes et à avoir nos propres produits frais, parce que ce n’est pas toujours évident d’avoir des produits frais pour l’épicerie sociale.»

«Avec Moisson Estrie, on ne sait jamais ce qu’on va avoir, poursuit la coordonnatrice. Il y a des semaines qu’on a des produits frais d’autres non, alors en faisant ce projet, en cultivant nous-mêmes, on assure un produit frais pour notre clientèle et la popote roulante. Le but, c’est de s’auto-suffire le plus possible.»

Difficile de prévoir quelle quantité de légumes sera produite à long terme avec ce projet, mais les premiers résultats sont prometteurs, estime Josée Thibault. «Ça a explosé. On ne pensait pas que ça allait être aussi fructueux au tout début, c’est quelque chose!, lance-t-elle. À ce jour, on a environ six kilos de légumes amassés et on vient tout juste de commencer.»

Pour le moment, trois bénévoles, dont une horticultrice s’occupent du jardin en plus d’employés du CAB. Pour pouvoir produire des produits frais toute l’année, le Centre d’action bénévole a aussi décidé de se doter de quatre tours hydroponiques. Ces installations, qui seront aménagées en septembre prochain, permettront de cultiver certaines variétés de légumes à l’intérieur.

Pour la suite, une rencontre est prévue sous peu avec le CRIFA pour un potentiel partenariat entre le centre de formation et l’organisme. «Éventuellement, on va peut-être avoir un partenariat avec le CRIFA qui pourra peut-être nous aider au niveau maraîcher avec leurs installations», conclut Mme Thibault.