Avec les vacances estivales, plusieurs amateurs profitent des beaux paysages pour faire voler leur drone et capturer des images aériennes. Avant de décoller, il est toutefois important de rappeler que les drones sont considérés comme des aéronefs au Canada et que leur utilisation est encadrée par des règles précises.

Comme tout pilote, le propriétaire d’un drone doit connaître les limites de son appareil ainsi que les conditions dans lesquelles il peut voler. Les exigences varient notamment selon le poids du drone, l’endroit où il est utilisé et la proximité des personnes, des bâtiments ou de certaines zones sensibles.

Les drones de 250 grammes et plus doivent obligatoirement être immatriculés auprès de Transports Canada. Leur pilote doit également détenir un certificat de compétence valide. Les appareils de 249 grammes et moins ne sont pas soumis à ces obligations, mais doivent tout de même être utilisés de façon sécuritaire et responsable.

Avant chaque vol, les utilisateurs devraient vérifier les restrictions de l’espace aérien et éviter les secteurs situés à proximité des aéroports, des événements publics ou des interventions d’urgence, comme les incendies ou les accidents. Le drone doit en tout temps demeurer sous le contrôle de son utilisateur et ne jamais être utilisé d’une manière qui pourrait mettre en danger d’autres personnes ou des aéronefs.

Les autorités rappellent également l’importance du respect de la vie privée. Filmer des voisins, des propriétés privées ou des personnes sans leur consentement peut entraîner des conséquences, même si le vol du drone est conforme à la réglementation.

Le parc Harold F. Baldwin interdit complètement les drones

Les utilisateurs qui prévoient visiter le parc Harold F. Baldwin doivent aussi savoir que l’utilisation de drones y est strictement interdite, peu importe le modèle ou le poids de l’appareil. Cette interdiction s’applique à l’ensemble du territoire du parc, y compris la plage du lac Lyster.

La direction du parc explique que cette mesure vise notamment à protéger la faune aviaire, particulièrement le faucon pèlerin. Les drones peuvent également représenter un risque pour les grimpeurs qui fréquentent la paroi d’escalade.

Des amendes pouvant atteindre 5 000 $

Le non-respect de la réglementation peut entraîner des amendes importantes. Faire voler un drone sans le certificat de pilote requis peut mener à une amende pouvant atteindre 1 000 $. Le non-respect des zones de vol autorisées ou toute utilisation mettant en péril la sécurité des personnes ou des autres aéronefs peut entraîner une pénalité allant jusqu’à 3 000 $. Enfin, l’utilisation d’un drone qui devrait être enregistré, mais qui ne l’est pas ou qui n’est pas correctement identifié, peut donner lieu à une amende maximale de 5 000 $.

Avant de partir en randonnée, au chalet ou en voyage avec un drone, il est donc recommandé de vérifier la réglementation applicable, de planifier son vol et d’utiliser son appareil de façon responsable afin de profiter pleinement des images qu’il permet de capturer.

Photo : stock canva