Sur la photo de gauche à droite : Mylène Béliveau (directrice clinique), Josianne Laroche (directrice générale des opérations), Dr Philippe Lacroix (associé, secteur des petits animaux), Shania Walker (technicienne en santé animale) et Dr Éric Martineau, (associé, secteur des grands animaux)

Après d’importants travaux d’agrandissement et de réaménagement, la Clinique vétérinaire de Coaticook dispose maintenant d’installations mieux adaptées à ses besoins. Plus qu’une modernisation des lieux, cette transformation permet à l’équipe d’accroître sa capacité d’accueil, d’améliorer son efficacité et d’offrir un environnement de travail plus agréable.

La satisfaction est palpable chez les membres de l’équipe de la Clinique Vétérinaire de Coaticook (CVC). À la suite d’importants travaux de rénovation et d’agrandissement, les nouveaux locaux sont maintenant pleinement fonctionnels et les retombées se font déjà sentir dans le quotidien du personnel.

Pour le Dr Éric Martineau, associé à la clinique, Josiane Laroche, directrice des opérations, Mylène Béliveau, directrice clinique, et le Dr Philippe Lacroix, associé du secteur des petits animaux, le projet répond à un besoin qui se faisait de plus en plus sentir.

«On avait le monde, on avait l’expertise, on avait les équipements. C’est juste qu’on manquait de locaux», résume Dr Éric Martineau.

Cette phrase résume bien l’objectif derrière les travaux : donner à une équipe déjà expérimentée et bien équipée l’espace nécessaire pour exploiter pleinement son potentiel. Une transformation qui permet maintenant à la clinique d’accueillir de nouveaux clients, à raison de deux à trois nouveaux patients par jour. Selon la direction clinique, la capacité pourrait même permettre d’en recevoir davantage.

Les travaux, amorcés à l’été 2025, avaient pour objectif de doubler la superficie du centre. Lisez l’article à ce sujet en cliquant ici.

Une organisation repensée pour mieux travailler

Dès l’entrée, les changements sont évidents. Le bâtiment est maintenant clairement divisé en deux sections : les grands animaux à droite et les petits animaux à gauche. Cette séparation permet d’organiser les activités de façon plus efficace et d’adapter les installations aux besoins propres à chaque type de patient.

Du côté des petits animaux, l’espace magasin a été considérablement bonifié. L’offre de moulées et d’équipements destinés aux soins des animaux est maintenant plus complète. L’équipe remarque déjà que davantage de clients fréquentent le magasin, comparativement à l’époque où le choix de produits était plus limité. Dr Éric Martineau, suivi de Dr Philippe Lacroix:

L’aménagement des espaces de travail a également été revu. Les bureaux des techniciennes et des autres membres du personnel sont maintenant mieux organisés, ce qui réduit considérablement l’agitation qui pouvait auparavant régner dans certains secteurs.

«C’est moins cacophonique, on est plus capables de faire les choses d’une meilleure façon», souligne Mylène Béliveau.

Du côté des petits animaux, des fenêtres aménagées à travers les murs intérieurs permettent néanmoins de conserver un contact visuel avec les salles d’opération et de traitement. Le personnel peut ainsi rapidement constater lorsqu’une assistance est nécessaire, sans avoir à circuler constamment entre les différents espaces.

Deux salles de lavage distinctes ont aussi été aménagées, une dans chaque section du bâtiment. Elles permettent de nettoyer séparément les équipements de travail provenant des activités cliniques (pour les petits animaux) ou apporté par les vétérinaires qui arrivent directement des fermes (grands animaux). Fini les files d’attente pour le lavage des vêtements de travail!

Une salle de conférence complète également les nouveaux aménagements. Elle permet de rencontrer les clients dans un environnement plus approprié, mais aussi de favoriser les échanges et la collaboration entre vétérinaires lorsque des discussions cliniques ou du travail d’équipe sont nécessaires.

Une capacité accrue pour les interventions vétérinaires

Les améliorations sont particulièrement importantes dans le secteur des petits animaux. Le nombre de tables de travail est passé de trois à sept, permettant de mieux répartir les interventions et d’accueillir davantage de patients simultanément.

La nouvelle disposition comprend deux tables en chirurgie, une dédiée à la dentisterie, deux dans l’espace préopératoire et deux dans la salle de traitement.

La salle de chirurgie compte maintenant deux tables plutôt qu’une seule. Selon Mylène Béliveau, cette capacité supplémentaire permet notamment d’accueillir une urgence ou d’ajouter une intervention chirurgicale qui aurait autrement dû être reportée ou refusée. Cette capacité supplémentaire est particulièrement importante pour les urgences, qui peuvent maintenant être prises en charge plus facilement plutôt que d’être dirigées vers d’autres établissements faute d’espace ou de disponibilité.

Un autre changement majeur concerne les appareils d’anesthésie. Auparavant, ceux-ci devaient être déplacés d’un espace de travail à l’autre, limitant ainsi le nombre d’interventions pouvant se dérouler en parallèle. Désormais, chaque station dispose de ses propres installations, ce qui permet à plusieurs membres de l’équipe de prendre en charge différents patients au même moment, sans avoir à attendre qu’un appareil se libère.

Pour le Dr Éric Martineau, il s’agit d’un changement qui illustre bien les nouvelles possibilités offertes par les installations. Il raconte notamment qu’une journée, l’équipe avait tellement de patients et d’interventions en cours que tous les appareils d’anesthésie étaient occupés.

«On n’aurait jamais pu penser pouvoir faire ça dans les autres locaux qu’on avait», explique-t-il.

La clinique disposait déjà d’équipements et de technologies performants, et les rénovations n’avaient pas pour objectif principal de repartir à neuf sur le plan technologique. Une meilleure échographie fait notamment partie des améliorations, mais c’est surtout l’espace qui permet désormais de mieux exploiter les ressources existantes.

«On était déjà à la fine pointe de la technologie. Ça n’a jamais été notre problème, c’était simplement une question d’espace», ajoute le Dr Lacroix.

Des installations pensées pour la sécurité et le confort des animaux

La prévention de la contamination a également fait l’objet d’une attention particulière avec l’aménagement d’une salle d’isolement. Celle-ci possède une porte donnant directement vers l’extérieur et des surfaces entièrement lavables. Son système de ventilation fonctionne à pression négative, permettant d’évacuer l’air directement à l’extérieur plutôt que de le redistribuer dans le bâtiment. Cet aménagement contribue à limiter les risques de contamination et à mieux contrôler les conditions d’isolement.

L’organisation des pharmacies et des espaces d’entreposage des médicaments a elle aussi été repensée. Les produits destinés aux grands et aux petits animaux sont maintenant conservés séparément, dans des espaces structurés qui s’apparentent à une véritable pharmacie. Cette nouvelle disposition facilite le repérage des médicaments et contribue à améliorer l’efficacité du personnel.

Le chenil figure parmi les installations qui ont connu les transformations les plus importantes. Alors qu’il pouvait auparavant accueillir environ deux grands chiens à la fois, il compte maintenant six places pour les grands chiens et six autres pour les chiens de taille moyenne. Deux salles de réveil destinées aux grands chiens ont également été aménagées. Elles sont dotées d’un plancher chauffant afin d’assurer un meilleur confort aux animaux durant leur période de récupération.

À l’arrière du chenil, un parc clôturé permet désormais de sortir les chiens pour leurs besoins dans un environnement sécurisé. Cet espace réduit notamment les risques de fugue lorsqu’un animal, excité ou nerveux, parvient à se défaire de son collier ou de sa laisse.

Une salle de consultation est également entièrement réservée aux techniciennes vétérinaires. Spacieuse, elle permet notamment de recevoir confortablement les grands chiens ainsi que les familles de chiens pour des rendez-vous de vaccination par exemple.

«On peut maintenant recevoir une mère grand danois avec ses dix chiots en même temps, sans problème. On n’est plus limités, on peut tout faire », se réjouit le Dr Éric Martineau.

Le laboratoire bénéficie lui aussi d’un environnement plus approprié. Autrefois situé dans un corridor de passage, il se trouve maintenant dans un espace plus privé, à l’écart des déplacements et du bruit des discussions du personnel pendant les pauses. Un changement qui favorise la concentration et la tranquillité nécessaires aux activités de laboratoire.

Des travaux réalisés plus rapidement que prévu

Le projet s’est déroulé en deux phases. Les travaux ont débuté en août 2025, et le secteur des petits animaux a été terminé en janvier 2026. La deuxième phase, comprenant les autres aménagements, s’est achevée en avril 2026.

Selon Mylène Béliveau, les travaux se sont déroulés encore plus rapidement que ce que l’équipe anticipait. L’échéancier a été devancé d’environ un mois par rapport aux prévisions.

L’équipe de construction Hudl, anciennement connue sous le nom de  Construction Longer, a réalisé les travaux, tandis qu’Azimut a pris en charge les plans d’architecture. Le design graphique des enseignes a pour sa part été confié à Carbone Graphique, de Coaticook.

Un élément particulièrement apprécié par le Dr Éric Martineau est que la clinique a pu poursuivre ses activités pendant toute la durée du chantier. Grâce à une bonne planification et à une collaboration étroite avec les entrepreneurs, les travaux ont été organisés de manière à permettre au personnel de continuer à recevoir les patients et à offrir les services habituels.

Le projet a aussi évolué en cours de route. L’organisation a notamment choisi de refaire entièrement la devanture du bâtiment, même si cette intervention ne faisait pas partie des plans initiaux, afin de donner une apparence plus uniforme à l’ensemble. Des fenêtres ont été aménagées aux endroits où se trouvaient auparavant de grandes affiches illustrant des animaux.

L’équipe a également opté pour un revêtement de plancher plus résistant que celui envisagé au départ, profitant de la marge budgétaire disponible pour investir dans une solution plus durable.

Malgré l’ampleur des améliorations, le projet s’est réalisé sans dépassement de coûts pour l’équipe vétérinaire. Les recommandations et les suggestions formulées par Hudl tout au long des travaux ont permis de trouver des solutions adaptées, de réaliser certaines économies et de respecter le budget initial.

Une attention particulière pour les familles

Au-delà des améliorations techniques et fonctionnelles, l’équipe a aussi tenu à prévoir un endroit pour les moments plus délicats.

Une salle de deuil permet maintenant aux familles de passer un dernier moment avec leur animal dans un environnement privé, calme et chaleureux. La pièce donne directement sur l’extérieur, ce qui permet aux familles de quitter les lieux en toute discrétion.

Un judas optique installé dans la porte permet au personnel de vérifier si la salle est occupée sans avoir à déranger inutilement les familles.

Cette attention témoigne de l’importance accordée à l’expérience des clients, même dans les circonstances les plus difficiles.

Une capacité de recrutement renforcée

L’amélioration des espaces de travail représente aussi un avantage important pour les employés. En disposant de bureaux mieux organisés, d’espaces adaptés à leurs tâches et d’une circulation plus fluide, les membres du personnel peuvent travailler dans un environnement moins stressant.

Dr Éric Martineau considère aussi les nouvelles installations comme un atout pour attirer et retenir la main-d’œuvre. Même si la clinique ne connaît pas actuellement de manque d’effectifs, disposer d’un environnement de travail moderne et fonctionnel constitue un avantage pour les futurs recrutements.

Une nouvelle étape pour la clinique

Au terme de cette transformation, les nouveaux locaux représentent bien plus qu’un agrandissement. Ils permettent maintenant à la clinique d’ouvrir ses portes à de nouveaux clients, une possibilité qui se traduit déjà par l’accueil de deux à trois nouveaux patients chaque jour. La direction estime même pouvoir augmenter légèrement ce rythme.

Pour l’équipe, les résultats sont encourageants et les perspectives sont positives. Les améliorations se font sentir dans les tâches quotidiennes, dans la prise en charge des animaux et dans la capacité de travailler ensemble.

«On aime nos clients. On a une clientèle particulière ici, plus familiale, basée sur la confiance et on souhaite grandir avec ce type de clientèle», résume le Dr Éric Martineau.

C’est dans cet esprit que la Clinique vétérinaire de Coaticook souhaite poursuivre son développement : accueillir de nouveaux patients, attirer de nouveaux talents et continuer à offrir des soins de qualité à une clientèle régionale à laquelle l’équipe est profondément attachée.