La guerre tarifaire avec les États-Unis et l’ampleur des importations provenant de la Chine et du Vietnam sont les principales raisons qui justifient la fin des opérations dans les usines South Shore de Sainte-Croix et Coaticook. À Coaticook, 25 travailleurs vont éventuellement perdre leur emploi.  En tout, dans les trois usines, 125 employés vont se retrouver sans travail d’ici quelques semaines.

VENTES À PERTE

Le directeur général, Charles Laflamme, mentionne que les meubles sont désormais vendus à des prix inférieurs aux coûts des matières premières. Dans un tel contexte, aucune entreprise canadienne est en mesure de survivre.  Les ventes de l’entreprise ont piqué du nez de 77 % entre 2022 et 2025.  À Coaticook, des dizaines d’employés avaient été remerciés de leurs services il y a un peu plus d’un an.

RECLASSEMENT

L’usine de Coaticook avait cependant maintenu en place des employés pour l’entrepôt, pour la sous-traitance des usines de Sainte-Croix et pour le développement de nouveaux produits.  Le directeur québécois d’Unifor, Daniel Cloutier, s’est dit profondément désolé de cette triste nouvelle. Toutes les dispositions seront prises à l’interne pour la formation d’un comité de reclassement des travailleurs.

LE ROCKET PERD UN ALLIÉ

Par ailleurs, il faut savoir que South Shore agissait à titre de commanditaire majeur pour la formation de baseball junior du Rocket de Coaticook. Selon le directeur général de l’équipe, Éric Poulin, il serait plutôt surprenant que South Shore verse sa commandite annuelle pour la saison 2026, ce qui va se répercuter sur les finances de l’équipe locale.