Les amateurs de mixologie ont poursuivi leur voyage dans l’histoire des cocktails, vendredi matin, en compagnie de Louis-Frédéric, à l’occasion de la chronique Loumonade diffusée sur les ondes de CIGN FM.

Cette semaine, le chroniqueur s’est intéressé à une période marquante de l’histoire de la mixologie : la Prohibition américaine. Il a expliqué que de nombreux bartenders et amateurs de cocktails ont quitté les États-Unis dans les années 1920 pour poursuivre leur art ailleurs, principalement à Cuba, mais aussi en Europe, où les techniques américaines se sont mariées aux traditions culinaires françaises et aux célèbres apéritifs italiens.

Cette rencontre entre les cultures a donné naissance à plusieurs cocktails aujourd’hui considérés comme des classiques. Louis-Frédéric a notamment présenté le Boulevardier, une variante du Negroni préparée avec du whisky, avant de faire découvrir aux auditeurs un cocktail beaucoup moins connu: le Rosita.

«C’est une version du Negroni qui remplace le gin par de la tequila. C’est un cocktail qui offre une belle complexité de saveurs, avec une amertume bien présente, équilibrée par les notes boisées d’une tequila reposado», a-t-il expliqué.

Combinant la tequila, le vermouth rouge et le Campari, le Rosita séduit par son équilibre entre l’amertume, les notes boisées et une belle profondeur aromatique, offrant un cocktail à la fois intense et élégant.

La recette est d’une grande simplicité puisqu’elle repose sur des parts égales de trois ingrédients : une once de tequila reposado, une once de vermouth rouge et une once de Campari. Le tout est mélangé avec de la glace, puis servi sur un gros cube de glace et garni d’un zeste ou d’une écorce d’orange afin d’en libérer les huiles essentielles.

Au fil de la chronique, Louis-Frédéric a également partagé quelques conseils techniques. Contrairement aux cocktails contenant des jus d’agrumes ou des sirops, le Rosita se prépare en remuant délicatement les ingrédients plutôt qu’en les secouant. Cette méthode permet de refroidir le mélange tout en conservant sa texture et son équilibre.

Les animateurs ont conclu la dégustation en soulignant le caractère affirmé du cocktail. Son amertume, typique du Campari, est adoucie par les notes boisées de la tequila vieillie, offrant un résultat à la fois élégant et raffiné.