La députée de Saint-François à l’Assemblée nationale, Geneviève Hébert , se réjouit de l’adoption du projet de loi no 9, une mesure qui permettra de préserver la vocation religieuse de la chapelle St-Mark’s, située sur le campus de Bishop’s University, à Lennoxville.

Selon l’élue, un amendement qu’elle a défendu a contribué à assurer la pérennité de ce lieu emblématique. «Cette décision constitue une excellente nouvelle pour notre région et pour la protection de notre patrimoine», a-t-elle souligné, affirmant que la chapelle pourra continuer de jouer pleinement son rôle au sein de la communauté.

Construite en 1857, la chapelle St-Mark’s représente un élément important du patrimoine collectif estrien. Elle est intimement liée à l’histoire de Bishop’s University, fondée en 1843 sous le nom de Bishop’s College et élevée au rang d’université en 1853. L’établissement avait pour mission initiale de former le clergé anglican du Québec, tout en offrant un enseignement à des étudiants de diverses confessions.

En desservant l’unique collège anglican du Québec, la chapelle a acquis un rayonnement à l’échelle nationale. Sur le plan architectural, l’édifice se distingue par son style néogothique, caractéristique de l’architecture anglicane du XIXe siècle. Il constitue aujourd’hui l’un des témoins de l’influence du clergé anglican et des sociétés savantes britanniques sur l’architecture religieuse québécoise.

Consacrée en 1857 par George Jehoshaphat Mountain, troisième évêque anglican de Québec, la chapelle a été agrandie en 1874 grâce à des fonds recueillis par Jasper Hume Nicolls, premier principal de l’université. Après un incendie survenu en 1891, l’intérieur fut restauré et les travaux complétés en 1895.

Soigneusement entretenue et préservée, la chapelle St-Mark’s a été classée bien culturel par le ministère des Affaires culturelles du Québec en 1989.

Aujourd’hui, elle demeure un héritage historique et artistique majeur pour la région des Cantons-de-l’Est et sert de chapelle œcuménique à la communauté de Bishop’s University et du Champlain Regional College.

Pour Geneviève Hébert, cette reconnaissance démontre qu’il est possible de moderniser les lois tout en respectant l’histoire et les réalités des milieux. Elle s’est dite fière du travail accompli et des démarches entreprises afin de faire valoir les préoccupations de la communauté.