Le 13 mars 2025, une partie de la ferme piscicole des Bobines était ravagée par un important incendie. Un an plus tard, l’élevage de truites situé à East Hereford attend d’avoir toutes les cartes en main avant de donner une nouvelle orientation à l’entreprise.
Après que l’usine de transformation, les bureaux administratifs et la boutique de vente de la ferme des Bobines soient partis en fumée, l’entreprise a passé plusieurs mois à gérer les dossiers les plus urgents, notamment la sécurité des bâtiments. Sans usine de transformation, le poisson de la ferme est maintenant acheminé à Bécancour où il est transformé en filets.
Alors que la crise de la première année post-incendie est maintenant passée, la ferme se trouve maintenant à la croisée des chemins, indique la directrice des opérations de l’entreprise, Véronique Fontaine. «On a pas encore repris le volet transformation, on est encore à évaluer le tout. On commence à voir la finalité des assurances. Même si ça fait un an, ce n’est pas 100% réglé.»
Si «le mot d’ordre en 2025, ça a vraiment été de sécuriser la production», l’entreprise se laisse 2026 pour «avoir toutes les cartes en main pour prendre des décisions pour la suite».
Plusieurs possibilités d’évolution
Plusieurs options sont sur la table pour le développement de la ferme piscicole dans les prochaines années, explique Mme Fontaine. «C’est sûr qu’on veut rebâtir quelque chose, peut-être des bureaux, parce que présentement, les bureaux sont dans le salon. Peut-être une petite salle pour les employés, peut-être refaire la boutique. Peut-être qu’on veut aller dans l’agrotourisme. On veut se laisser le temps, on ne veut pas faire trop rapidement et après le regretter, surtout avec la situations économique actuelle», déclare-t-elle.
«Oui, tout a changé. Est-ce qu’on va être capable de tout refaire comme avant? C’est la question à laquelle on n’a pas encore les réponses, ajoute la directrice des opérations. On est en augmentation de production, alors on se concentre plus là-dessus pour avoir tout en main pour la suite.» Ainsi, la transformation du poisson pourrait être rapatriée à East Hereford ou bien rester à Bécancour. Des nouveaux produits à base de truite pourraient peut-être voir le jour.
La direction exacte que prendra la ferme de Bobines au courant des prochaines années reste à déterminer, mais une chose est sûre pour Véronique Fontaine : l’avenir s’annonce positif. Mme Fontaine et son conjoint, Clément Roy, copropriétaire de la ferme, ont quatre fils qui pourraient potentiellement reprendre l’entreprise familiale fondée par les parents de M. Roy.
«On est confiant, c’est quand même 50 ans d’histoire la Ferme piscicole des Bobines, c’est la deuxième génération de propriétaires et il y a des belles possibilités de troisième génération, expose Véronique Fontaine. On se laisse aussi un peu de temps pour voir eux ce qu’ils veulent.»
