La question de vouvoiement à l’école fait beaucoup jaser en ce début d’année 2026 au Québec. Désormais, le vouvoiement devient une formule de politesse fortement suggérée, tant au primaire qu’au secondaire. Ainsi, pour s’adresser à l’enseignant, l’élève demande maintenant de parler à Monsieur ou Madame.
Le directeur général du Centre de services scolaires des Hauts-Cantons, Martial Gaudreau (photo), mentionne qu’il s’agit d’une bonne idée en soi. Il reconnaît qu’un certain recadrage est à faire au niveau de certaines notions de bienséance. L’école doit faire mieux sur ce plan, il en convient. Mais les directions d’écoles du territoire des Hauts-Cantons, qui englobe Coaticook, East Angus et Lac-Mégantic, vont principalement adopter une approche éducative. Les dirigeants du Centre scolaire des Hauts-Cantons n’ont pas l’intention de mettre en place des mesures répressives. Tout se fait sous l’angle de l’éducation. M. Gaudreau explique :
Quels seront les défis pour 2026 ?
Les deux principaux défis pour 2026 seront de composer avec le budget alloué par Québec et de naviguer dans l’incertitude liée à un possible changement de gouvernement, tout en poursuivant les réussites déjà observées, comme le faible taux de décrochage à Coaticook.
Sur le plan financier, au début de l’année 2026, les écoles devront gérer les sommes attribuées par le ministère. M. Gaudreau reconnaît qu’il s’agit d’un « nuage noir » dans le ciel de l’éducation au Québec. Le contexte budgétaire reste difficile et l’arrivée probable d’un nouveau gouvernement à l’automne pourrait modifier la situation.
Malgré ces incertitudes, M. Gaudreau souhaite se concentrer sur son secteur afin de maintenir les réussites et d’améliorer les aspects qui le nécessitent. Il se réjouit notamment du faible taux de décrochage observé à l’école frontalière en 2023-2024, qui s’élève à seulement 11 %, contre une moyenne provinciale de 15 %. Cependant, dans les Hauts-Cantons, le taux demeure légèrement plus élevé, à 18 % de décrochage avant l’obtention du diplôme d’études secondaires.
M. Gaudreau en discussion avec notre journaliste, Christian Caron :