Un nouveau service de répit est maintenant offert par l’organisme Aide à domicile MRC de Coaticook pour les proches aidants. Ce nouveau service flexible permet de réserver un service de répit hors des heures de bureau au coût de cinq dollars de l’heure. 

L’organisme Aide à domicile MRC de Coaticook proposait déjà auparavant des services de répit aux proches aidants de la MRC du lundi à vendredi en journée à l’aide du financement du CIUSSS de l’Estrie-CHUS.  Mais l’année dernière, un projet de recherche qui visait à donner du répit gratuitement aux proches aidants de Coaticook avec une plateforme en ligne a été mené par l’Université de Sherbrooke, et il a révélé d’autres besoins.

«Pour pouvoir aller souper un vendredi soir, il n’y avait pas vraiment de services dans la MRC de Coaticook», expose la directrice générale de l’organisme, Stéphanie Chabot. Avec la fin du projet de recherche, Mme Chabot a voulu continuer d’offrir des services de répit hors des heures ouvrables classiques.

L’organisme l’Appui pour les proches aidants a financé le nouveau service de répit flexible ce qui permet de l’offrir à un coût de cinq dollars de l’heure.

«Ce qui est différent du projet de recherche, c’est que c’était seulement pour la clientèle aînée. Maintenant, on n’a pas de restriction de clientèle, alors des parents qui ont un enfant avec une déficience intellectuelle par exemple, on peut leur donner du répit à eux aussi», ajoute la directrice générale.

Contrairement au fonctionnement du projet de recherche, la demande pour le service se fait par téléphone à l’organisme. «On verra plus tard si on rentre la technologie là-dedans, mais j’ai la chance d’avoir une agente à l’affectation qui connaît bien les clients et les préposés et elle fait les meilleurs matchs», explique Mme Chabot qui préfère adopter une approche plus humaine.

Reconnaître la proche aidance

L’enjeu principal observé par Stéphanie Chabot au niveau de la proche aidance est le fait de reconnaître son propre rôle de proche aidant. «Il y a beaucoup de gens qui nous appellent en qui nous demandent s’ils sont proches aidants quand ils habitent avec un proche, qu’ils font leur épicerie, qu’ils l’aident à prendre son bain, qu’ils lui font à manger. Oui, ce sont des proches aidants. Je pense que c’est le plus grand enjeux au début, et après, c’est d’accepter de recevoir des services», indique-t-elle.