À l’instar de ce qui se passe dans de nombreuses régions du Québec, le milieu communautaire de la MRC de Coaticook s’est mobilisé, lundi, au Parc Chartier, situé sur la rue Child, sur l’heure du midi. Plusieurs dizaines de représentants d’organismes communautaires de la région se sont effectivement donné rendez-vous pour une «soupe populaire» au Parc Chartier. Le message est on ne peut plus clair: la région refuse de se taire (photo). Cette mobilisation à Coaticook s’inscrit dans un mouvement «Le communautaire à boutte». Cette vague de mobilisation va d’ailleurs culminer par une manifestation devant l’Assemblée nationale, le 2 avril prochain.
DISCOURS
La mairesse d’East Hereford, Annick Gauthier, fut la première à prendre la parole sur l’estrade du Parc Chartier. «Chaque jour, dit-elle, je vois l’importance du milieu communautaire dans notre région. Derrière chaque organisme communautaire se profilent des gens engagés.» Le président de la Chambre de commerce de la région de Coaticook, Francis Riendeau, a affiché son vif appui à la cause. «Le milieu des affaires reconnaît l’apport du secteur communautaire. Pour les commerçants et gens d’affaires, le milieu communautaire constitue un important filet de sécurité. Quand les gens vont bien, nos commerces vont mieux, s’est-il attardé à clamer haut et fort. Nous voulons être un de vos alliés».
Pour sa part, la directrice de la Maison de la Famille et porte-parole du milieu communautaire à Coaticook, Corinne Hamelin, a tenu à énumérer les fondements de ce mouvement du milieu communautaire qui réclame des conditions de travail décentes et un financement satisfaisant. Elle souhaiterait ardemment que les organismes soient reconnus comme étant des piliers de notre communauté. La directrice de la Maison de la Famille ne manque pas de dire à quel point les équipes sont épuisées sur le terrain.
Pour sa part, la directrice générale du Centre d’action bénévole de la MRC de Coaticook, Julie Berger, a insisté sur le modèle de financement carrément inefficace. Le manque flagrant de ressources financières contribue à générer un immense climat d’incertitude au sein des troupes. Julie Berger a aussi dénoncé l’ampleur de la bureaucratie et la complexité du fonctionnement. Elle a précisé que la contribution du gouvernement, chaque année, au CAB, équivaut à… 30 % des besoins réels.