L’itinérance continue de progresser au Québec, et la région de l’Estrie n’échappe pas à cette tendance préoccupante. Selon les plus récentes données, le phénomène a connu une hausse de 20% à l’échelle provinciale entre 2022 et 2025, avec une augmentation notable également observée dans la région estrienne.

En Estrie, cette croissance se traduit par une hausse d’environ 4%, soit une trentaine de personnes supplémentaires en situation d’itinérance depuis le dénombrement de 2022. Une réalité qui inquiète le député des Îles-de-la-Madeleine et porte-parole du Parti Québécois en matière de Services sociaux, Joël Arseneau.

«C’est une crise sociale sans précédent qui demande des actions concrètes et de grande ampleur. On ne peut pas laisser la situation se dégrader ainsi», affirme-t-il, insistant sur l’importance d’intervenir en amont pour freiner cette progression.

Le logement au cœur du problème

Parmi les causes principales identifiées, la perte de logement demeure le facteur déterminant de l’itinérance au Québec. Face à cette réalité, le Parti Québécois souhaite prioriser des actions structurantes en matière d’habitation.

Le parti propose notamment de s’inspirer de politiques antérieures, comme Ensemble pour éviter la rue et en sortir, ainsi que de modèles internationaux ayant fait leurs preuves, notamment en Finlande et à Houston, où des approches axées sur le logement ont permis de réduire significativement l’itinérance.

Une approche globale réclamée

Au-delà du logement, la problématique de l’itinérance nécessite, selon le Parti Québécois, une intervention multidimensionnelle. Les solutions envisagées incluent un renforcement des services de santé et des services sociaux, des mesures de prévention, ainsi que des initiatives favorisant la réinsertion sociale.

«La crise de l’itinérance a de multiples facettes. Il faut agir sur plusieurs fronts pour s’attaquer aux causes profondes», souligne Joël Arseneau.

Alors que la pression s’accentue dans plusieurs régions, dont l’Estrie, les appels à une action concertée et durable se multiplient afin d’enrayer une problématique qui continue de prendre de l’ampleur.