La députée de Saint-François, Geneviève Hébert, accueille avec enthousiasme l’intention du gouvernement du Québec de classer le Théâtre Granada en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel.
Annoncée par le ministre de la Culture et des Communications, Mathieu Lacombe, cette démarche vise à protéger l’un des joyaux architecturaux et culturels de Sherbrooke. Mais pour Mme Hébert, il s’agit avant tout d’une reconnaissance importante pour toute la communauté estrienne.
«Le théâtre Granada fait partie de notre identité collective à Sherbrooke. C’est un lieu emblématique qui a su traverser le temps en conservant son caractère unique et en continuant de faire vibrer notre communauté. Cette intention de classement vient reconnaître toute la richesse de notre patrimoine culturel et assurer sa préservation pour les générations à venir», a-t-elle souligné.
Construit en 1928 et inauguré en 1929, le Théâtre Granada se distingue par son style de «palace cinématographique», inspiré des grandes salles luxueuses du début du XXe siècle. Conçu par l’architecte Daniel John Crighton et décoré par Emmanuel Briffa, l’édifice propose un décor intérieur hispano-mauresque unique, recréant l’ambiance d’un village espagnol à ciel ouvert grâce à des effets de trompe-l’œil.
Au fil des décennies, le lieu a su évoluer avec son époque tout en conservant ses caractéristiques architecturales d’origine, ce qui en fait aujourd’hui l’un des rares exemples de «théâtre atmosphérique» encore existants au Québec et au Canada.
De son côté, le ministre Mathieu Lacombe affirme que cette intention de classement s’inscrit dans une volonté claire de préserver les éléments qui façonnent l’identité culturelle québécoise. La mesure vise à protéger à la fois l’intérieur et l’extérieur du bâtiment, à l’exception du terrain.
Rappelons que depuis octobre 2022, plusieurs sites, immeubles et éléments patrimoniaux ont été inscrits au Registre du patrimoine culturel du Québec, témoignant de l’importance accordée à la conservation de l’héritage collectif.
Avec cette annonce, Geneviève Hébert voit dans le Théâtre Granada un symbole fort du dynamisme culturel régional et un héritage précieux à transmettre aux générations futures.