Photo : Chute-Burroughs, montrant la baisse du niveau d’eau en aval du barrage d’Hydro-Québec destiné au démantèlement.
Hydro-Québec prévoit le démantèlement du barrage de la Chute-Burroughs à Stanstead-Est. Cet ouvrage, qui ne sert plus à la production d’électricité depuis plus de dix ans, vise à restaurer la rivière Niger à son état naturel et à améliorer sa santé écologique.
La centrale hydroélectrique de la Chute-Burroughs a été mise en service en 1930 par la Southern Canada Power Company, puis intégrée au réseau d’Hydro-Québec après la nationalisation de l’électricité en 1963. D’une capacité installée de seulement deux mégawatts, la centrale est restée en exploitation jusqu’en 2010, date à laquelle elle a été définitivement fermée en raison de défaillances mécaniques et d’une baisse de rentabilité.
Depuis, le barrage ne joue plus aucun rôle dans la production d’électricité et n’offre aucun potentiel énergétique réaliste. Selon Hydro-Québec, son maintien engendrerait des coûts d’entretien importants et continus, ainsi que des investissements majeurs pour se conformer aux normes de sécurité actuelles des barrages.
Après plusieurs années de consultations auprès des autorités provinciales, des organismes environnementaux, de la municipalité de Stanstead-Est, de la Nation Wabanaki et des résidents riverains, le démantèlement du barrage a été jugé comme la solution à long terme la plus appropriée. Le projet comprend un important volet de restauration écologique de la rivière Niger.
Le démantèlement du barrage devrait rétablir le débit naturel de la rivière et reconnecter les écosystèmes aquatiques. Le niveau d’eau en amont retrouverait des conditions similaires à celles qui prévalaient avant la construction du barrage à la fin des années 1920, restaurant ainsi la dynamique naturelle de l’eau et les habitats le long de la rivière et de ses affluents.
Une évaluation des impacts environnementaux sera réalisée afin de cerner les zones sensibles et d’anticiper les effets potentiels sur les milieux naturels et humains. Des mesures d’atténuation et de surveillance seront élaborées avant le début des travaux. La société entend également encourager la participation des Autochtones à toutes les étapes du projet, en mettant l’accent sur le développement de la main-d’œuvre et la maximisation des retombées économiques locales.
Le projet se déroulera sur plusieurs années. La planification préliminaire, les études techniques, les évaluations environnementales et les consultations publiques sont prévues entre 2025 et 2028. Les autorisations gouvernementales et les travaux d’ingénierie détaillés devraient suivre entre 2029 et 2030. La construction, la remise en état du site et la surveillance environnementale sont prévues pour 2030 et 2031, sous réserve des approbations réglementaires.
Photo : Claudia Ferland