C’est avec stupéfaction et grande surprise que la députée de Saint-François, Geneviève Hébert, a appris la démission de son chef, François Legault, dans la journée d’hier. Elle ne cache pas avoir été à la fois surprise et ébranlée.

Incidemment, c’est avec la gorge nouée qu’elle a écouté son chef, en direct, invoquer les raisons de sa démission. «On savait, bien sûr, qu’il existait des possibilités qu’il en vienne à prendre une telle décision, mais le moment qu’il a choisi nous a tous étonnés», a confié la députée à CIGN FM radio.

Geneviève Hébert affirme que son chef a toujours semblé apprécié son engagement au sein de la grande famille de la CAQ. «Il m’a fait confiance en me confiant le poste de whip-adjointe.  Il s’amusait à m’appeler affectueusement, sa p’tite whippette», ajoute-t-elle sur le ton de l’anecdote. Geneviève Hébert a côtoyé François Legault pendant deux mandats et avoue avoir toujours eu un profond attachement pour l’homme et le politicien. Mme Hébert raconte l’anecdote:

Face aux membres de son caucus, il se comportait toujours en bon père de famille, assure la députée de Saint-François. Mme Hébert aime rappeler à quel point le 1er ministre s’est montré compréhensif dans le dossier des étudiants hors Québec à l’Université Bishop’s de Lennoxville. Il a aussi été un grand allié dans le dossier de l’agrandissement de l’école primaire de Compton. «En se rangeant derrière le projet, il a démontré son désir de contribuer au développement social des petites régions», signale celle-ci.

Maintenant que le sort de François Legault est connu, Geneviève Hébert est-elle attirée par une candidature en particulier ?  S’impliquera-t-elle auprès d’un de ses collègues dans cette course à la chefferie ?  «Je veux d’abord un débat d’idées», s’empresse de répondre celle qui souhaite voir les candidats s’attarder à parler d’économie, mais sans pour autant escamoter des valeurs sûres, telles la langue française et la laïcité.