À Coaticook et dans toute la région de l’Estrie, les observations de renards en milieu urbain ont été signalé par des citoyens. Les renards sont généralement timides et évitent les humains ; leur présence ne représente généralement pas de danger. Toutefois, il est important d’adopter des comportements responsables pour favoriser une coexistence pacifique.

Une citoyenne de Coaticook a partagé une vidéo sur la page Facebook Coaticook Ma Ville! dans laquelle on peut voir un renard se déplacer en soirée, à la noirceur. Dans les commentaires sous la publication, d’autres citoyens rapportent également en avoir aperçu un récemment.

La faune est souvent plus présente qu’on ne l’imagine, même lorsqu’elle passe inaperçue. Ces animaux ont développé une grande capacité d’adaptation aux environnements qu’ils fréquentent. Toutefois, lorsqu’ils s’installent près des zones habitées, l’accès à des sources de nourriture non naturelles — comme les déchets, le bétail ou les animaux domestiques — peut favoriser des comportements indésirables et entraîner des situations de cohabitation plus délicates.

Dans la majorité des cas, la simple activité humaine suffit à inciter l’animal à s’éloigner. Il peut toutefois se trouver à proximité de son refuge ou être de passage. La prévention demeure donc essentielle pour éviter les conflits.

Peu importe l’apparence de l’animal, la conduite à adopter reste la même. Il est recommandé de garder ses distances et de ne jamais tenter de s’en approcher ou d’intervenir, même s’il semble désorienté ou blessé. Le comportement de la faune sauvage peut être imprévisible, ce qui rend les mesures de prévention indispensables afin de réduire les risques pour tous.

Selon la situation, vous pouvez trouver conseil au Cohabiter avec les animaux sauvages | Gouvernement du Québec (quebec.ca)

Le jeudi 8 janvier, vers 16 h 20, nous aurons l’occasion de discuter avec un biologiste au sujet du comportement des renards. L’entrevue réalisée en ondes avec l’animatrice Marie-Michèle Cadieux sera ensuite intégrée à cet article.

Est-ce un phénomène hors du commun de voir des renards en milieu urbain ou semi-urbain?

Le renard est un animal abondant et très prolifique. Il n’est pas rare d’en faire des observations ponctuelles. Généralement, il est actif pendant les premières heures de la nuit et tôt le matin, ce qui fait que plusieurs de ses déplacements ne sont pas observés par l’humain. Il peut cependant adapter son horaire en fonction des sources de nourriture disponibles ou de son cycle vital. Il est donc possible de l’observer également le jour.

Craintif et méfiant, le renard roux est plutôt solitaire et territorial. Il n’est cependant pas rare que certains fassent des incursions en milieu urbain ou semi-urbain à la recherche de petits rongeurs ou d’oiseaux attirés près des mangeoires, par exemple. Il importe de limiter les interactions et les contacts avec l’animal sauvage afin qu’il retourne dans son habitat naturel. Pour plus d’information sur l’espèce : Renard roux | Gouvernement du Québec.

Pourquoi un renard s’aventure-t-il en milieu urbain?

Le renard est reconnu pour sa grande capacité d’adaptation. Carnivore à l’origine, il sait tirer profit de divers environnements et de multiples sources de nourriture. Son régime alimentaire repose surtout sur les petits rongeurs, et il peut parcourir de longues distances pour se nourrir. Toutefois, lorsque des restes alimentaires d’origine humaine sont facilement accessibles, l’animal peut être tenté de s’en approcher. C’est pourquoi il est important d’éviter de nourrir les renards, volontairement ou non.

La période de reproduction, qui s’étend généralement de la fin janvier jusqu’au mois de mars, entraîne également une augmentation des déplacements. À cela s’ajoutent les températures plus douces observées récemment, qui favorisent une activité accrue liée à la recherche de nourriture.

Quels sont les risques pour la population et les animaux domestiques?

Les interactions agressives avec les humains demeurent rares, mais elles peuvent entraîner des morsures. Comme d’autres canidés, le renard peut être porteur de maladies telles que la rage ou la gale.

Du côté des animaux domestiques, certains sont plus vulnérables. Les chats, les petits chiens et la volaille peuvent être perçus comme des proies, tandis que les chiens peuvent aussi faire l’objet de comportements territoriaux. Pour limiter les risques, il est recommandé de superviser les animaux de compagnie lors de leurs sorties, particulièrement dans les secteurs résidentiels où la faune est présente.

Quelles sont les bonnes pratiques pour une cohabitation harmonieuse ?

  • Ne pas nourrir ces animaux intentionnellement ou non: Cela les habitue à la présence humaine, à l’attraction d’autres proies en pourtour (p.ex. les rongeurs) et augmente les risques de conflits.
  • Garder ses animaux de compagnie sous surveillance et rester dans les sentiers balisés: Éviter de laisser les chats ou les poules errer librement et promener les chiens en laisse.
  • Protéger les déchets alimentaires : Utiliser des poubelles hermétiques pour ne pas les attirer, entreposer la nourriture et les ordures dans des endroits hors de portée. Ne pas disposer de nourriture à chien ou à chat à l’extérieur, ce qui attire la présence d’autres animaux sauvage ou domestique et donc leurs prédateurs.
  • Rentrer à l’intérieur vos animaux de compagnie durant la nuit pour limiter les interactions avec la faune sauvage.
  • Rester à distance : Observer sans intervenir et ne pas chercher à les approcher. Ne jamais s’approcher d’un animal sauvage.

Dans quelle situation devez-vous signaler un animal sauvage à SOS Braconnage – Urgence faune sauvage?

Il est important de communiquer avec SOS Braconnage – Urgence faune sauvage lorsqu’un animal sauvage vous a attaqué, lorsque sa présence représente un danger pour votre sécurité ou celle d’autres personnes, ou encore si vous êtes en présence d’un coyote ou d’un loup qui se montre agressif, blessé ou mort.

Quoi faire en présence d’un animal sauvage?

  • Maintenez une position debout et un contact visuel sur l’animal;
  • Faites du bruit et recourez à une voix forte pour l’apeurer (sans crier) ;
  • Agitez les bras vers le haut pour vous faire plus imposant (sur le plan physique);
  • Éloignez-vous doucement en évitant de lui tourner le dos;
  • S’il y a lieu pour votre sécurité, empoignez et lancez des objets en sa direction

Si vous rencontrez l’une de ces situations, communiquez avec SOS Braconnage – Urgence faune sauvage en composant le 1-800-463-2191 ou en écrivant à centralesos@environnement.gouv.qc.ca.

Photo : Claudia Ten, Wikipedia