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Le nom de Pierre Bureau ne tombera pas dans l’oubli

                               Le nom de Pierre Bureau ne tombera pas dans l’oubli

Le décès de Pierre Bureau, il y a quelques jours, a secoué la communauté sportive de Coaticook, principalement le monde du baseball senior. Le Coaticookois de 55 ans est décédé subitement, sans avertissement, dans son sommeil. La veille il était au Stade Julien Morin, jovial, souriant et bout-en-train comme à son habitude.

Le Coaticookois a amplement mérité le vibrant hommage dont il a été l’objet, jeudi (29 août), au Stade Julien-Morin, tout juste avant l’affrontement du Big Bill contre les Expos de Sherbrooke. Pierre Bureau était là, en 1987, aux côtés de Benoit Maurais, pour entreprendre l’aventure du baseball senior. Il y a quelques jours à peine, il était encore là au sein de l’organisation du baseball senior.  Plus de 30 années ininterrompues d’engagement envers une organisation sportive. Voilà un exemple éloquent de loyauté. Voilà un bel exemple de dévouement.

À titre de journaliste et d’amateur de baseball, l’auteur de ces lignes a été un témoin privilégié du cheminement de ce joyeux luron. En entrant au Stade, lors d’une joute du baseball senior, on n’avait qu’à se tourner la tête pour l’apercevoir au banc de l’annonceur.  Il s’empressait toujours de nous saluer  amicalement.  Il arrivait au stade très tôt, bien avant certains joueurs. L’homme était un bon vivant. Avec lui, une blague n’attendait pas l’autre. Guidé par un sens de l’humour d’une légèreté éléphantesque, le Coaticookois était cependant rigoureux dans ses tâches d’annonceur et de marqueur.

Mais Pierre Bureau était d’abord et avant tout un passionné de baseball. Un fan fini du Big Bill. Et ces états d’âme transpiraient parfois dans son humeur durant un match. Authentique jusqu’au plus profond de son épine dorsale, il digérait toujours mal une mauvaise décision d’un arbitre et parvenait difficilement à garder son calme dans des situations critiques. Il prenait ça tellement à cœur !   Il avait le logo du Big Bill tatoué sur lui.  Il voulait tellement gagner !   

Homme sans enfant, le Big Bill était sa petite famille.  Le Stade Julien-Morin était sa deuxième maison. Il laissera un grand vide au stade et à Coaticook. Mais il ne tombera pas dans l’oubli dans son patelin. Ce «personnage» a trop marqué son entourage. Il ne tombera pas dans l’oubli, non plus, au sein de la grande famille du baseball senior. Qu’il suffise de dire que la Ligue de baseball majeur du Québec décernera  désormais un trophée à son nom à un bénévole dévoué du circuit. Plus encore, le président de la ligue, Dan Bélisle, a annoncé qu’il sera intronisé au Temple de la renommée du baseball senior, à titre posthume, le 2 novembre prochain, lors du banquet de fin de saison.  La boucle est bouclée.