Se connaître. Se reconnaître. Se faire connaître.

Qu’en est-il des travailleurs étrangers sur nos fermes ?

Les représentants du monde agricole étaient conviés au colloque annuel en gestion agricole, mercredi, au Club de golf de Coaticook. «Les travailleurs étrangers, est-ce la solution ?», tel était le thème de cette rencontre réunissant 80 participants. Selon Denis Roy de l’UPA (Montréal), les travailleurs étrangers n’ont pas d’expérience en arrivant sur les fermes du Québec, mais ils sont de bons travailleurs, ponctuels, minutieux, respectueux et affichant beaucoup d’ardeur au travail. La première année en est une d’adaptation, mais ils sont beaucoup mieux outillés pour les années suivantes. Certains reviennent, chaque année, depuis 25 ans pour passer quelques mois au Québec. Mais les employeurs ont cependant des responsabilités envers les travailleurs étrangers qu’ils accueillent chez eux. Ils ont, par exemple, la responsabilité de leur assurer l’hébergement. Ils doivent aussi s’assurer de bien communiquer avec eux sur les heures de travail. Ainsi, on conseille fortement aux employeurs de suivre des cours d’espagnol afin de mieux saisir la langue des Sud-Américains. L’employeur doit également les accompagner pour leurs commissions au centre-ville. Et s’ils sont malades ou blessés, il revient également à l’employeur de les accompagner dans une institution de santé. L’an dernier, le Québec a reçu quelque 12 000 travailleurs étrangers temporaires (quelques mois) sur les fermes.